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La rue des Piliers de Tutelle coupe la Saint Rémi en deux. Une légende accorde à Burdigala la protection de la divinité Tutella. Les hommes d′alors lui édifièrent un temple et la déesse prit place au sommet des piliers. La veille de leur démolition, en 1667, l′architecte Claude Perrault, auteur de la colonnade du Louvre, les esquissa en quelques lignes, en quelques traits. Le mythe était né. Au 17e, Victor Louis les ressuscita, en dessinant le péristyle du Grand Théâtre. Les muses à la déesse prennent alors la place.
La Divinité TutellaLa rue des Piliers de Tutelle coupe la Saint Rémi en deux. Une légende accorde à Burdigala la protection de la divinité Tutella. Les hommes d′alors lui édifièrent un temple et la déesse prit place au sommet des piliers. La veille de leur démolition, en 1667, l′architecte Claude Perrault, auteur de la colonnade du Louvre, les esquissa en quelques lignes, en quelques traits. Le mythe était né. Au 17e, Victor Louis les ressuscita, en dessinant le péristyle du Grand Théàtre. Les muses à la déesse prennent alors la place. Lorsque la mémoire s′égare, seules les pierres en restituent la gloire. (Tout ce chapitre figure sur une plaque dans la rue). Le Decumanus de BordeauxQuand les Romains vinrent à Burdigala (Bordeaux), ils tracèrent deux lignes dont l′intersection marquait le centre de la ville. Le premier axe, le decumanus, allait de l′Orient vers l′Occident, selon la course du soleil. Le deuxième, le cardo, allait du sud au nord, selon l′axe des pôles. Si l′actuelle rue Ste Catherine est le cardo, la rue St Rémi est le premier decumanus du Bordeaux romain. C′est l′une des rares rues à avoir conservé son nom d′origine. |
Janus à Saint RémiLa rue doit son nom à son saint. Mais autrefois, à sa place, Janus et son temple occupait les lieux. Puis un tout premier sanctuaire fut dédié à St Pierre ; il fut rasé par les Barbares. C′est Clovis qui l′aurait remis sur pied, en le plaçant sous la protection de St Rémi. Clovis a été baptisé en cette église, par l′évêque de Reims, le 25 décembre 496. L′église fut reconstruite au XVe et XVIe siècle ; et n′a pas gardé de traces antérieures au XIe siècle. Elle fut désaffectée sous la Révolution, puis elle connut plusieurs destins : entrepôt à fourrage, magasin de douanes, écurie, garage. C′est aujourd′hui une salle d′expo qui vaut vraiment le détour : le cadre religieux se prête volontiers à la contemplation d′oeuvres d′art. L′entrée est rue Jouannet. |