Cathédrale Saint André - Extérieur
Consacrée en 1096 par le pape Urbain II, reconstruite ou modifiée au fil des siècles, pillée durant la Révolution, la cathédrale Saint-André représente non seulement le lieu de culte le plus impressionnant de Bordeaux, mais également un témoignage des époques qui l’ont tour à tour façonnée. Nous nous trouvons devant la porte nord.
Place Pey Berland > Tram A, B, arrêt Hôtel de VilleLe pape Urbain II a consacré la cathédrale Saint-André en 1096, alors qu’il parcourait la France afin de battre le rappel des troupes en vue de la première croisade destinée à libérer Jérusalem et la Terre sainte, tombés sous domination musulmane. Du vaste édifice, probablement érigé aux 10ème et 11ème siècles, dans lequel Urbain II prêcha, seuls subsistent les ornements du mur ouest d’une spacieuse nef.
Toutefois, durant les travaux de construction du tram, en 2003, on découvrit un vaste édifice à 30 mètres au nord du transept de l'église gothique, et on estime que l’ensemble des bâtisses épiscopales gallo-romaines initialement construites date environ du 5ème siècle, suite à la christianisation de Burdigala (Bordeaux) par Saint-Hilary et Saint-Martin au 4ème siècle.
Ce fut dans l’ancienne église qu’eut lieu le mariage d’Aliénor d’Aquitaine, âgée de 15 ans, et du futur roi de France Louis VII, en 1137, et ce fut grâce au soutien financier de la jeune femme que la nef angevine fut érigée, avant d’être modifiée au 13ème siècle.
Quinze ans plus tard, en 1152, suite à l’union d’Aliénor à Henri, comte d'Anjou et duc de Normandie, qui accéda en 1154 au trône d’Angleterre et prit le titre de Henri II, Bordeaux devint anglaise et entama une nouvelle période de prospérité.
La porte royale est un ajout datant de 1250. Louis XIII et Anne d’Autriche la franchirent pour leurs noces et, dès lors, si l’on en croit la légende, la porte ne servit jamais plus. Le tympan représentant le Jugement dernier a été ajouté au début de l’époque Renaissance bordelaise.
On entama la construction du déambulatoire en 1280, avant de le rattacher à la nef aux alentours de 1330. A la requête de l'archevêque de Bordeaux, le Girondin Bertrand de Goth (qui devint par la suite le Pape Clément V), on construisit le chœur ainsi que les façades nord et sud ornées de motifs gothiques. La façade nord est particulièrement remarquable, avec ses deux flèches de 81 mètres, et sa splendide porte agrémentée de personnages sculptés. Les tours et les flèches du transept sud furent terminées au XVème siècle.
Aux 15ème et 16ème siècles, 8 arcs-boutants vinrent renforcer la nef, qui avait subi de nombreuses altérations. Le plus récent date de 1533 et soutient la porte royale. On l’appelle l’arc-boutant Gramont, en raison des armoiries qu’il porte. Charles de Gramont, archevêque de Bordeaux (1530-44), initia la ville aux arts de la Renaissance.
La relative fragilité structurelle de l’édifice fut sans conteste un argument qui pesa dans la décision d’ériger la monumentale tour-clocher à quelque vingt mètres au sud-est de l’abside. La tour fut construite durant l’épiscopat de Pey Berland en 1440.
En 1787, un terrible incendie dévasta une grande partie de sa toiture et, durant la Révolution, la cathédrale Saint-André fut, comme tant d’autres lieux de culte français, pillée et utilisée pour y entreposer du fourrage. Napoléon restaura le culte, et la cathédrale fut rénovée au 19ème siècle, et entièrement meublée de pièces provenant d’églises et monastères sécularisés.
La flèche de la tour-clocher, détruite par un ouragan au 18ème siècle, fut remplacée dans la seconde partie du 19ème et surmontée d'une immense statue de 6,5 mètres de haut, "Notre-Dame-d'Aquitaine", en cuivre doré. Le bourdon date de 1853 et pèse 11 tonnes. Ouverture de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, 360 jours par an. Le tarif plein est de 5 Euros.
La cathédrale Saint-André mesure 124 mètres de long, 17 mètres de large au niveau du transept, 23 mètres de haut dans la nef, et 29 mètres dans le chœur. La cathédrale Saint-André figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, étant une étape du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, aux côtés des basiliques Saint-Seurin et Saint-Michel.
Place Pey Berland > Tram A, B, arrêt Hôtel de VilleLe pape Urbain II a consacré la cathédrale Saint-André en 1096, alors qu’il parcourait la France afin de battre le rappel des troupes en vue de la première croisade destinée à libérer Jérusalem et la Terre sainte, tombés sous domination musulmane. Du vaste édifice, probablement érigé aux 10ème et 11ème siècles, dans lequel Urbain II prêcha, seuls subsistent les ornements du mur ouest d’une spacieuse nef.
Toutefois, durant les travaux de construction du tram, en 2003, on découvrit un vaste édifice à 30 mètres au nord du transept de l'église gothique, et on estime que l’ensemble des bâtisses épiscopales gallo-romaines initialement construites date environ du 5ème siècle, suite à la christianisation de Burdigala (Bordeaux) par Saint-Hilary et Saint-Martin au 4ème siècle.
Ce fut dans l’ancienne église qu’eut lieu le mariage d’Aliénor d’Aquitaine, âgée de 15 ans, et du futur roi de France Louis VII, en 1137, et ce fut grâce au soutien financier de la jeune femme que la nef angevine fut érigée, avant d’être modifiée au 13ème siècle.
Quinze ans plus tard, en 1152, suite à l’union d’Aliénor à Henri, comte d'Anjou et duc de Normandie, qui accéda en 1154 au trône d’Angleterre et prit le titre de Henri II, Bordeaux devint anglaise et entama une nouvelle période de prospérité.
La porte royale est un ajout datant de 1250. Louis XIII et Anne d’Autriche la franchirent pour leurs noces et, dès lors, si l’on en croit la légende, la porte ne servit jamais plus. Le tympan représentant le Jugement dernier a été ajouté au début de l’époque Renaissance bordelaise.
On entama la construction du déambulatoire en 1280, avant de le rattacher à la nef aux alentours de 1330. A la requête de l'archevêque de Bordeaux, le Girondin Bertrand de Goth (qui devint par la suite le Pape Clément V), on construisit le chœur ainsi que les façades nord et sud ornées de motifs gothiques. La façade nord est particulièrement remarquable, avec ses deux flèches de 81 mètres, et sa splendide porte agrémentée de personnages sculptés. Les tours et les flèches du transept sud furent terminées au XVème siècle.
Aux 15ème et 16ème siècles, 8 arcs-boutants vinrent renforcer la nef, qui avait subi de nombreuses altérations. Le plus récent date de 1533 et soutient la porte royale. On l’appelle l’arc-boutant Gramont, en raison des armoiries qu’il porte. Charles de Gramont, archevêque de Bordeaux (1530-44), initia la ville aux arts de la Renaissance.
La relative fragilité structurelle de l’édifice fut sans conteste un argument qui pesa dans la décision d’ériger la monumentale tour-clocher à quelque vingt mètres au sud-est de l’abside. La tour fut construite durant l’épiscopat de Pey Berland en 1440.
En 1787, un terrible incendie dévasta une grande partie de sa toiture et, durant la Révolution, la cathédrale Saint-André fut, comme tant d’autres lieux de culte français, pillée et utilisée pour y entreposer du fourrage. Napoléon restaura le culte, et la cathédrale fut rénovée au 19ème siècle, et entièrement meublée de pièces provenant d’églises et monastères sécularisés.
La flèche de la tour-clocher, détruite par un ouragan au 18ème siècle, fut remplacée dans la seconde partie du 19ème et surmontée d'une immense statue de 6,5 mètres de haut, "Notre-Dame-d'Aquitaine", en cuivre doré. Le bourdon date de 1853 et pèse 11 tonnes. Ouverture de 10h à 12h30 et de 14h à 18h, 360 jours par an. Le tarif plein est de 5 Euros.
La cathédrale Saint-André mesure 124 mètres de long, 17 mètres de large au niveau du transept, 23 mètres de haut dans la nef, et 29 mètres dans le chœur. La cathédrale Saint-André figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998, étant une étape du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, aux côtés des basiliques Saint-Seurin et Saint-Michel.



