Cathédrale Saint-André porte ouest
33000 Bordeaux
Porte ouest
Des marches de la porte ouest de la cathédrale Saint-André, on peut embrasser du regard l’impressionnante nef, de 16 mètres de large pour 23 mètres de haut, qui conduit au chœur, culminant quant à lui à 29 mètres.Puis, en levant les yeux, on découvre une tribune du 16ème siècle accueillant un orgue plus récent, l'original ayant été démonté et vendu dans le sillage de la Révolution française...
La Porte Ouest
Des marches de la porte ouest de la cathédrale Saint-André, on peut embrasser du regard l’impressionnante nef, de 16 mètres de large pour 23 mètres de haut, qui conduit au chœur, culminant quant à lui à 29 mètres.
Puis, en levant les yeux, on découvre une tribune du 16ème siècle accueillant un orgue plus récent, l'original ayant été démonté et vendu dans le sillage de la Révolution française, comme tout ce qui meublait la cathédrale. En vertu de l’édit du 25 frimaire de l’an III du calendrier révolutionnaire (qui correspond au 15 décembre 1794), les tuyaux de l'orgue furent réquisitionnés, afin d’être fondus et transformés en boutons d'uniformes !
Sous la tribune d’orgue, les deux bas-reliefs Renaissance qui encadrent la porte ouest sont des vestiges de l’ancien jubé.
Celui situé à gauche représente la Résurrection, tandis que celui occupant la droite décrit la Descente aux enfers.
Graffiti médiévaux
Face à la porte, à droite, le pied de la colonne supportant la tribune d’orgue, avec sa série d’inscriptions mystérieuses, retiendra l’attention des plus curieux. Ces graffitis ont été réalisés entre 1540 et 1688. En tout, quelque quarante noms d’artisans et artistes ont été gravés dans la pierre à l’aide de divers outils de maçon, comme l’équerre ou la laie. Nul ne peut dire si ces signatures et symboles sont de simples traces laissées par ceux qui ont œuvré aux transformations et aux reconstructions de la cathédrale, ou si elles ont une signification plus profonde. L’une des signatures les plus singulières appartient à Vidal, un maître de musique qui était membre du chapitre de Saint-André en 1743.



