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En 1772, l’archevêque de Bordeaux, Ferdinand Maximilien Mériadec de Rohan, entreprit la construction du palais archiépiscopal à l’emplacement de l’ancien archevêché, sur le flanc ouest de la Cathédrale Saint André, mais ne vécut pas assez longtemps pour y résider. Terminé en 1784, le Palais Rohan devint l’Hôtel de ville de Bordeaux en 1837.
Heures d’ouverture :
Du lundi au vendredi, de 8h30 à 18h.
Visites le mercredi à 14h30.
Tarif : 3 €, tarif réduit : 2.50 €
Place Pey Berland > Tram A, B, arrêt Hôtel de Ville
Le Palais RohanLes prélats ont fortement influencé l’évolution urbaine bordelaise du 18ème siècle, transformant des quartiers entiers pour y bâtir des palais et résidences témoignant de leur puissance et de leur longévité.Ferdinand Maximilien Mériadec de Rohan fut nommé archevêque en 1769. En 1771, après avoir vendu les terrains marécageux s’étendant entre la cathédrale et Saint-Bruno (désormais le quartier Mériadeck), il fit appel à un ingénieur nouvellement débarqué de Paris, Joseph Etienne, pour dessiner les plans de sa nouvelle demeure. Le Palais Rohan devait remplacer l’ancien palais archiépiscopal datant du Moyen-âge, situé au nord-ouest de la Cathédrale Saint-André, et qui était tombé dans un état de délabrement avancé. Le projet d’Etienne se composait d’une bâtisse principale de trois étages, érigée au fond d'une vaste cour d'honneur. Mécontent du travail d’Etienne, l’archevêque le remplaça en 1776 par l’architecte de la ville, Richard-François Bonfin, qui termina le Palais Rohan en 1784 avec l’aide de l’entrepreneur Poirier. La cour d’honneur est délimitée par deux ailes basses et, du côté de la place Pey Berland, par un large portique percé de huit arcades. Le portail monumental est encadré de deux avant-corps à colonnes, chacun abritant une niche occupée par une statue de Prévot (1869). Celle de gauche (en entrant) est l'allégorie du Commerce et de l’Industrie, tandis que celle de droite est l'allégorie des Sciences et des Arts. Les armoiries de Bordeaux sont visibles au-dessus de l'entrée, et le portique est surmonté de balustres qui rappellent la bâtisse principale. | Les façades de la Mairie de BordeauxLa façade de la bâtisse principale possède la sobriété du style Louis XVI, dont la simplicité trompeuse est source d'harmonie. De petits pilastres en légère saillie ponctuent la façade à intervalles réguliers, partant du haut du rez-de chaussée pour s'élever sur deux étages. La façade postérieure, qui donne sur un jardin, est très semblable, si ce n’est que son fronton est de forme triangulaire tandis que celui de la cour d’honneur est arrondi.Les deux ailes qui encadrent le jardin, à l’arrière, ont été construites aux alentours de 1880, et abritent désormais le Musée des Beaux-Arts. Tribunal révolutionnaire à l’Hôtel de ville de BordeauxQuelques années à peine après la fin des travaux, en 1790, le Palais Rohan accueillit des services administratifs, puis, en 1791, son aile droite abrita le Tribunal révolutionnaire. En 1800, il devint le siège de la préfecture. On compta parmi ses résidents Charles Delacroix, père de l’illustre peintre Eugène Delacroix. Il se dit que le fils du préfet trouva sa voie en regardant Lacour restaurer ses propres œuvres en 1804.Napoléon Bonaparte séjourna dans le palais en 1808, et la résidence archiépiscopale fut élevée en palais impérial. Pendant la Restauration, le drapeau blanc royal flotta au fronton de la résidence, qui prit alors le nom de Palais royal. Le palais Rohan n’accueillit le maire qu’à compter du 1er janvier 1836, et abrita dès lors l’Hôtel de ville. |